lundi 16 juil. 2018

Angers : mobilisation syndicale pour une enseignante à la Catho (Ouest France 18 juin 2018)

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La CGT dénonce le malaise ambiant à l’Université catholique de l’Ouest. FRANCE

Par Ouest-France

Publié le 18/06/2018 à 17h43

La CGT monte au créneau pour défendre Debra Reynolds, enseignante à l’Université catholique de l’Ouest, menacée de licenciement. Le syndicat dénonce un modèle économique qui « précarise » les chargés d’enseignement.

Pour la CGT, le « cas » Debra Reynolds, c’est d’abord beaucoup de questions. Et des pourquoi. Pourquoi cette enseignante américaine à la faculté des humanités et à la faculté des sciences de l’éducation à l’Université catholique de l’Ouest à Angers (Maine-et-Loire) « particulièrement appréciée de l’administration, de ses collègues et des étudiants » est-elle convoquée, le 25 juin, à un entretien préalable à licenciement ?

« On s’interroge »

« Effectivement, on s’interroge, dit Christine Fourage, secrétaire générale du Syndicat national des personnels de l’enseignement et de la formation privés (SNPEFP) CGT. Pourquoi ? Alors que durant toute l’année universitaire, Debra s’est adressée à de nombreuses reprises au secrétaire général adjoint en charge des ressources humaines [Guillaume Raby] pour obtenir la requalification de son contrat de travail en CDI ? »

Un modèle économique « qui tourne avec des précaires »

En fait, selon le syndicat, l’enseignante, qui « effectue pour plus de 300 heures de travail dans deux facultés », ne dispose pas, justement, d’un contrat de travail adapté. « Et elle n’est pas la seule : d’autres collègues, chargés d’enseignement, sont concernés. Ils sont la cinquième roue du carrosse. Une enseignante à la faculté de psychologie est également convoquée à un entretien préalable à licenciement. Nous dénonçons ce modèle économique, qui tourne avec des précaires et qui ne respecte pas les gens. »

« Nous nous posons des questions »

Autre interrogation de la CGT : « Faut-il faire le lien avec le statut de représentant syndical de la CGT du mari de Debra, Charles, qui, en son temps, avait, dans des conditions analogues, dû batailler pour obtenir un CDI ? Et puis, nous ne connaissons pas le motif de son licenciement. Raison personnelle ? Nous n’avons pas de réponse. Nous nous posons, légitimement, des questions. »

Des réponses en attente

Pour le coup, les réponses devront attendre. La direction de la Catho d’Angers « ne souhaite pas communiquer sur une procédure en cours, qui concerne un dossier individuel ».

La CGT, de son côté, fourbit ses armes pour une mobilisation syndicale. Et envisage, d’ores et déjà, avec son avocat, d’entamer une procédure au conseil de prud’hommes.

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