mercredi 20 sept. 2017

Chez ASSOFAC, ça déménage…

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Fin de bail et quelques loyers payés en retard auront enfin conduit la direction de l’ ASSOFAC à déménager son siège. Depuis le redressement judiciaire, les locaux étaient effectivement devenus disproportionnés. Plusieurs fois interrogée sur leur coût, la Direction évoquait la possibilité de rejoindre le site de Cambrai (19ème) dès que possible.

Mise devant le fait accompli avec la fin du bail et le souhait du bailleur de ne pas le reconduire, l’ ASSOFAC s’est donc attelée à ses cartons. Fini le Paradis (10ème), ses moulures, ses hauteurs sous plafond et ses bureaux devenus individuels voire inoccupés faute d’effectifs suffisants.

Mais la facture restera élevée puisqu’il ne s’agit pas d’intégrer les locaux déjà loués mais de s’installer – provisoirement parait-il – dans un centre d’affaires… coté en bourse. Un tel concept d’économie et de réduction des coûts mérite d’être étayé ! En attendant, les salarié.es auront certainement du mal à avaler la bêtise de Cambrai !

Ce n’est malheureusement pas le seul choix contestable de la Direction de l’ASSOFAC

Ainsi, depuis le 1er juin, le site de Châteauroux a «voulu quitter le second étage pour disposer de locaux plus grands. Avec 200 m2, nous avons doublé notre surface », explique le directeur général,  (lanouvellerepublique.fr). Or, même si le déficit tient compte du facturé et non du facturable, à fin avril 2017, la marge nette de ce site est négative.

ASSOFAC : DUP extraordinaire pour une sortie du plan de redressement judiciaire ?

Le 22 juin 2017, la Direction a convoqué les membres de la DUP à une réunion extraordinaire pour les informer et les consulter sur un projet de cession des parts sociales d’ ASSOFAC SAS. La Direction espère ainsi sortir plus rapidement du plan de redressement judiciaire. Le terme initial est prévu en 2023, avec un échelonnement du montant de la dette de plus en plus conséquent pour les années à venir.

Le SNPEFP-CGT s’est exprimé contre ce projet car :

  •  Les documents fournis citent un éventuel futur repreneur qu’aucune recherche n’a permis d’identifier sereinement puisque la structure en question semble radiée depuis 2009.
  • La Direction évoque oralement d’autres noms.
  • L’entreprise ne fournit pas le même degré d’information aux salarié.es et aux repreneurs externes.
  • Le courrier destiné à informer l’ensemble des salarié.es est incomplet : pas de montant de la dette, la possibilité de présenter une offre d’achat est contrariée par la seule pièce jointe (renonciation à cette possibilité).

Faut-il en déduire un montage spécieux ou une coquille vide ?

L’avenir le dira… ou pas.

1 commentaire

  1. Andrea dit :

    Belle plume…

    Répondre

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