lundi 25 sept. 2017

CEPNL (UDESCA-FESIC-FNOGEC) : La CFE-CGC s’adresse aux salariés de l’UCO (Université catholique d’Angers) pour dire stop à la CFDT/CFTC/SPELC

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La nouvelle convention collective CEPNL est sur le point d’être signée par la CFTC, la CFDT et le SPELC. Nous sommes dans une période mouvementée. Les évolutions récentes du code du travail et celles qui se profilent avec le passage en force de la Loi El Khomri ne sont pas du tout en faveur des salariés. Pour l’UCO il faut y ajouter un bouleversement du cadre de nos négociations avec la fusion imminente des conventions collectives FNOGEC UDESCA (nous) et FESIC.

Note : Le SNPEFP-CGT a reçu ce courriel adressé par le DS CFE-CGC de l’UCO à l’ensemble des salariés de l’UCO. Un très bon témoignage de ce qui attend les salariés du supérieur privé UDESCA et FESIC en France … si personne ne bouge. Une intersyndicale CFE-CGC, CGT, FO s’est constituée pour contrer les manœuvres d’une CEPNL accompagnée par la CFDT et la CFTC et le SPELC.

Nous vous avions déjà informé de ce projet qui s’est traduit par la création de la CEPNL (confédérations d’employeurs regroupant les fédérations citées). Cette création à marche forcée a vocation à devancer le regroupement des branches voulues par le gouvernement. (cf courriel du 14 janvier 2016). C’est utile uniquement pour nos employeurs.

On nous avait gentiment expliqué qu’il s’agissait seulement de « préparer le terrain ». En réalité les employeurs font le blitzkrieg (guerre éclaire). C’est ainsi que jeudi dernier, le 27 mai, lors d’une réunion avec les responsables syndicaux nationaux de l’enseignement privé, les représentants de cette confédération d’employeurs entendaient déjà signer la nouvelle convention collective transmise 2 jours avant (!!!).

Pour résumer la situation il s’agit de juxtaposer les conventions collectives actuelles qui s’appliqueraient pour le moment à leur ancien champ d’application SAUF EN CE QUI CONCERNE LES MOYENS DU DIALOGUE SOCIAL. Si cette convention est signée, plus de CPN UDESCA ! plus de CPR UDESCA ! et des moyens en baisse pour négocier !

C’est pourtant lors de CPR (commissions paritaires régionales) que nous avons réussi à faire appliquer les bonnes grilles lors de l’obtention du titre d’assistant pour certains collègues, c’est aussi grâce à notre intervention en CPR que nous avons pu revenir sur des refus abusifs de passage 1ere classe et autres litiges récents, sans compter nos accords qui doivent être négociée en CPR.

La CPN est plus « lourde » mais elle avait permis une augmentation de 11points il y a quelques années sans compter les sujets de négociations formation etc. j’ai pu le constater à la SPP OPCALIA si on n’est pas présent lors des négociations avec le géant qu’est la FNOGEC, les spécificités UDESCA ne sont pas prises en comptes ;

Une CPN et des CPR seront créées mais au niveau de cette nouvelle branche alors que la convergence des conventions n’est pas même commencée pour les autres dispositifs. Nous serons déjà noyés dans la masse avant d’avoir pu discuter du devenir des dispositions de la convention collective UDESCA. Dans ces CPN géantes aucun espoirs de faire évoluer quoi que ce soit vers le haut pour l’UDSCA , (ni pour le reste) surtout s’il n’y a pas de moyens pour négocier. Et nous serons spoliés des négociations par des acteurs éloignés de l’UDESCA.

En bref la stratégie employeur est simple : éliminer les organisations syndicales et les individus qui vous défendent et ensuite négocier la convergence avec des responsables syndicaux qui ne connaissent pas et ont peu d’intérêt pour la petite FESIC et de la minuscule UDESCA.

Dans ce jeu de dupe nos collègues angevins de la CFDT et de la CFTC ne sont même pas au courant. La veille de la négociation du 27 j’ai envoyé des instructions et des précisions à mes collègues parisiens de la CFE-CGC pour les affuter au mieux lors de cette négociation en trompe l’oeil. Mes collègues angevins de la CFDT et de la CFTC, eux, ignoraient malheureusement ce qui était en train de se tramer. Pire leurs responsables nationaux leur ont planté un couteau dans le dos en rompant l’unité intersyndicale au bout de deux minutes (quand l’employeur leur a fait les gros yeux !) avec un manque de pugnacité déplorable.

Si à Angers mes collègues et moi avons réussi à maintenir une salvatrice unité, il n’en va pas de même au niveau de la FNOGEC où le SPELC la CFDT et la CFTC ont capitulé sans condition devant le dictat du collège employeur relatif aux personnels administratifs ces dernières années. Ce qui se passe actuellement pour le chapitre relatif au dialogue social de notre future convention collective est une préfiguration de ce qui va suivre : l’alignement sur le moins disant.

Le collège employeur étant très pressé de signer cette nouvelle convention collective pour mettre le ministère devant le fait accompli, l’intérêt des salariés est de saisir cette occasion pour protéger au mieux leurs acquis. Attention demain nous aurons que nos yeux pour pleurer… les salariés de la FNOGEC savent quelque chose de la mollesse de certains syndicats qui ne savent pas dire non à l’employeur.

 Avec l’aimable autorisation de l’auteur et pour des raisons évidentes de défense des salariés, et notamment de ceux de l’UDESCA

 

1 commentaire

  1. MARTIN dit :

    Félicitations au collègue de la CFE-CGC de l’UCO pour ce texte très précis d’information et d’alerte sur ce qui se passe au niveau de l’UDESCA. Je ne peux qu’y souscrire et le faire lire autour de moi. La plupart des collègues administratifs et enseignants sont loin d’imaginer ce qui se trame en ce moment et qui aura de douloureuses conséquences dans leur vie professionnelle. A faire circuler!

    Répondre

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