jeudi 23 nov. 2017

Discuter du devenir de nos retraites pour mobiliser au maximum et peser sur la énième réforme en cours

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Discuter du devenir de nos retraites pour mobiliser au maximum et peser sur la énième réforme en cours

Il s’agit d’obtenir le retour à une politique de progrès social par le rétablissement du droit de départ à la retraite à 60 ans avec une pension à taux plein (la loi de 2010 a fixé l’âge légal à 62 ans et à 65 ans pour bénéficier du taux plein). Sans oublier les départs avant 60 ans par la prise en compte de la pénibilité pour certains métiers.

Des arguments à réfuter:

1) « On vit plus longtemps, c’est normal de travailler plus longtemps. » = vision réactionnaire de la société : le « non travail » serait un luxe (inutile et superflu!) alors qu’il s’agit d’un progrès social acquis de 1945 à 1982 avec la retraite à 60 ans à taux plein.

Aujourd’hui, on constate que le nombre des actifs stagne alors que celui des retraités augmente ce qui induirait que :

2) « Notre système des retraites par répartition n’est plus adapté. » : c’est oublier que la productivité est en progrès constant et qu’on produit plus avec moins de salariés et moins de travail même si on retire les causes anti sociales des gains de productivité (intensification du travail ; dégradation des conditions de travail, attaques sévères contre le droit du travail, le non-respect de l’environnement). Plus que jamais la bataille pour le plein emploi est à l’ordre du jour. Travailler moins pour travailler tous dans de bonnes conditions de salaires et de travail reste une revendication de grande actualité.

3) « Le coût du travail est trop élevé » nous rabâche-t-on, en occultant avec soin le coût du capital qui plomberait la compétitivité : c’est ce dernier coût qu’il faut réduire d’urgence :

a) en supprimant les exonérations de cotisations sociales patronales sur les bas salaires (en dessous de 1,6% du SMIC) ce qui rapporterait 30 milliards d’euros.

b) en élargissant les cotisations à l’ensemble des rémunérations (épargne salariale, intéressement, participation)

c) en faisant contribuer les revenus financiers des entreprises à même hauteur que les cotisations des salariés ce qui rapporterait 5 Md d’euros actuellement de la valeur ajoutée créée. En 30 ans la masse salariale des entreprises a été multipliée par 4,6, et la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20.

Sans compter que cette politique patronale est menée contre l’investissement productif et conduit aux délocalisations et à la baisse de la qualité. Voilà à quoi on doit la baisse de compétitivité!

d) en mettant en œuvre l’égalité salariale Femmes/Hommes ce qui rapporterait 5 Md/an dès 2015 et 10 Md/par an dès 2020.

e) en modulant les cotisations patronales selon le profil des entreprises (Total/ PME du bâtiment) : en les réduisant pour celles qui embauchent, qui créent des emplois stables et en les alourdissant pour celles qui  multiplient les licenciements, les CDD et les contrats d’intérim.

Les moyens existent bel et bien pour financer des pensions telles que nous les revendiquons.

Depuis 1987, les  » réformes des retraites » n’ont entériné que des mesures régressives, et le montant des pensions n’a cessé de diminuer. Ce montant doit être calculé à nouveau sur les 10 meilleures années (et non les 25) et être revalorisé, de nouveau, sur l’augmentation du salaire moyen des actifs (de 1992 à 2013 les pensions ont augmenté de 40,29% alors que le salaire brut moyen a augmenté de 66,4%).

La CGT refuse l’allongement de la durée des cotisations pour une pension à taux plein.

Qui parle de l’allongement de la durée de la vie? L’espérance de vie en bonne santé stagne pour les hommes (62,7 ans en 2011 contre 62,3 en 2005) elle est en recul pour les femmes (63, 6 en 2011 contre 64,6 en 2005) selon l’INSEE.

Qui déclare qu’on peut toujours partir en retraite à 62 ans (âge légal) ? L’effet principal du recul de l’âge légal est la baisse des pensions avec la « décote » si on n’a pas le nombre de trimestres requis. De plus, la majorité des salariés décident-ils vraiment quand les périodes d’inactivité, les bas salaires et la précarité touchent principalement les femmes, les jeunes (études et contrats précaires) et les seniors qui sont trop nombreux au chômage dès 50/55 ans ?

Ce que revendique la CGT:

Une pension à taux plein à 60 ans 

Des pensions égales à 75% du dernier salaire, et de toutes façon pas inférieures au SMIC et revalorisées au même rythme que le salaire moyen. Nous revendiquons la reconstitution des salaires non perçus (maternité, chômage, maladie, temps partiel subi). Pour le travail à temps partiel subi, la cotisation patronale doit être calculée sur un salaire à taux plein.

Une meilleure prise en charge de la pénibilité du travail au cours de la carrière car le projet du gouvernement est tout à fait insuffisant : en effet, il faut une incapacité de 20% pour en bénéficier. Aujourd’hui, le coût des arrêts de travail (maladie, accidents du travail et absentéisme) est de 80 Md € par an, il y a 150 000 salariés usés de plus de 55 ans, 2, 2 millions de salariés exposés aux produits chimiques cancérigènes et 3, 5 millions de salariés en travail de nuit. A quand un véritable dispositif de prévention?

La validation des années d’études

La gestion des régimes des retraites et de la protection sociale par les représentants des assurés (selon la représentativité des syndicats de salariés) pour les 3/4 et 1/4 pour les représentants du patronat et de l’Etat. Quoi de plus légitime: ne s’agit-il pas de gérer les cotisations sociales (salariales et patronales) qui ne sont que le salaire différé des salariés ?

LA CGT APPELLE LES SALARIES, LES RETRAITES ET LES JEUNES A SE MOBILISER DU 7 AU 11 OCTOBRE A L’OUVERTURE DES TRAVAUX PARLEMENTAIRES

Nous vous invitons à suivre avec attention les infos CGT sur le déroulement des débats de nos élus et les actions décidées au fur et à mesure.

 

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