dimanche 22 oct. 2017

Adresse du Secrétaire général de la CGT aux syndiqués

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Une adresse du Secrétaire général de la Confédération aux syndiqués de la CGT a toujours un caractère exceptionnel. Si j’ai
choisi de vous écrire aujourd’hui, c’est que la période le nécessite. Je sais la situation que vous vivez et que vivent les millions de
salariés, de retraités et de privés d’emploi. Nous nous sommes engagés à construire ensemble un syndicalisme utile, efficace et
solidaire. Aujourd’hui, nous avons besoin d’agir.
Le patronat a obtenu, avec le crédit impôt compétitivité emploi, 20 milliards d’euros supplémentaires portant ainsi à 200 milliards
les aides publiques aux entreprises. En réalité ces aides, donc la contribution des citoyens, ne vont ni à l’emploi, ni à l’investissement,
elles vont aux actionnaires.
La feuille de route présentée par le gouvernement à l’issue de la conférence sociale des 20 et 21 juin n’ouvre pas de perspectives
d’un changement de cap en faveur du monde du travail. Dans la conférence sociale, les deux questions qui ne figuraient pas à
l’ordre du jour, ce sont les deux principales préoccupations des français : les salaires et l’emploi.
De plus, comme un signe donné à l’ensemble des employeurs du secteur public et du secteur privé, l’état-employeur vient
d’annoncer pour la 4ème année consécutive le gel du point d’indice des fonctionnaires.
C’est dans ce contexte que le gouvernement a décidé de mener tambour battant une nouvelle réforme des retraites qu’il prétend,
comme les gouvernements précédents, être la dernière. L’objectif est clair : pour financer les retraites, travailler plus longtemps
et baisser les pensions. Cela avec 1 000 chômeurs de plus par jour et une pension moyenne des retraités de 1 200 euros !
Dans les entreprises, c’est le chantage sur le terrain de l’emploi, des salaires et des conditions de travail, à partir d’un fil conducteur
qui est celui de la « baisse du coût du travail ».
On est très loin de la rupture nécessaire avec les politiques économiques et sociales antérieures.
L’intervention des salariés dans les affaires qui les concernent est une absolue nécessité : aucune avancée sociale ne se gagnera
sans leur mobilisation. C’est cette étape que nous avons besoin de franchir.
Cet été va donc être un été particulier pour les syndiqués de la CGT. Rien ne se fera sans la capacité de rassemblement de la
CGT, avec les autres organisations syndicales certes, mais surtout avec l’ensemble des salariés. Et la force de la CGT pour initier
cette mise en mouvement, ce sont ses syndiqués.
Nous avons annoncé la tenue de quatre meetings à la rentrée : le 3 septembre à Nantes, le 4 à Montpellier,
le 5 à Paris et le 9 à Lyon. Une journée d’action aura lieu dans la deuxième semaine de septembre. Elle sera
unitaire. Elle doit être de grande ampleur. Qui à part la CGT peut décider cela aujourd’hui ? C’est très ambitieux. Nous ne
l’avons jamais fait.
C’est de votre engagement dont va dépendre la réussite de cette première journée d’action et de ce processus de mobilisation :
votre engagement à débattre, échanger avec vos collègues, leur proposer de faire le pas de l’adhésion à la CGT, rassembler autour
de vous pour participer aux mobilisations. Mettre entre les mains des salariés nos propositions alternatives pour changer de cap
est une condition indispensable à la construction d’un rapport de forces en faveur du monde du travail.
L’actualité de la rentrée sera focalisée sur la réforme des retraites et la négociation sur l’assurance chômage. Mais la question des
retraites comme du chômage ne peut pas être isolée des autres problèmes à résoudre.
Aujourd’hui, 70 % des salariés estiment que les conditions ne sont pas réunies pour faire correctement leur travail. C’est dire
l’ampleur du mal vivre au travail qui constitue un coût pour l’économie et brise des vies.
En ouvrant des perspectives, notre syndicalisme est porteur d’espoir et de solidarité. Ensemble, nous pouvons dessiner un autre
avenir. C’est à vous de jouer !
En vous souhaitant un été fructueux, je vous donne rendez-vous en septembre.

Thierry Lepaon

Montreuil, 4 juillet 2013

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