vendredi 21 juil. 2017

Chronique 5 du congrès de la CGT

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Pas la peine de se cacher derrière son petit doigt, après 3 jours de concentration optimale et après avoir entendu des centaines de camarades, les congressistes sont branchés sur courant alternatif. Moi, je n’y comprends plus rien. Les soirées territoriales, fédérales, conviviales, syndicales, confédérales et bacchanales peut être.

L’enseignement, c’est que congressiste c’est un boulot à temps plein où les maxima légaux ne sont pas respectés. Consciente que cette chronique journalière remplit une mission de service public, j’assumerai mes obligations, le bien commun passe avant tout. Hors de question de prendre les lecteurs en otage. Il se peut, faute de moyen, que la qualité soit défaillante. Y a une petite baisse de forme quand même !Petite typologie des intervenants

  • les Conformes :  le (la) Camarade prend exemple sur les luttes, l’action syndicale de son syndicat, son UL ou son UD, pour donner des leçons de militantisme et éclairer les militants. Le message est conclu par « Vive la CGT ».Applaudissements d’intensité moyenne à forte.
  • les Métronomes : la (le) camarade prend la parole pour expliquer tout le mal qu’il pense de l’organisation du temps de parole et partant du hold-up anti-démocratique du bureau du congrès. Pas de chance, les minutes s’égrènent, le temps de parole est écoulé, impossible d’exprimer le fond de sa pensée. Applaudissements fournis en provenance de la Fédé d’origine.
  • Les Légalistes : le (la) camarade déplore que certains militants ne respectent pas les règles instituées pour la prise de parole et explique ses amendements. Applaudissements modérés.
  • les Contestataires : la (le) camarade exprime un point de vue divergent, décalé ou créatif. Il (elle) propose une alternative critique et appelle à un syndicalisme de lutte, plus offensif. Vifs applaudissements voire Standing ovation.
Pas de panique, au bout du bout, toutes les résolutions seront adoptées à 85% des voix. Le 50 ème congrès est celui du conformisme, pas de vague en ces temps de passation de témoin.
Un moment de réflexion, il faut peut-être : il existe mille manières de s’approprier l’histoire, les valeurs et les références identitaires de notre syndicat. Toutes aussi légitimes les unes des autres. Elles épousent les plis et replis du social parce qu’elles ont été tissées à la croisée des histoires personnelles, professionnelles, politiques ou culturelles de chaque militant. Chacun à sa manière, dans ses convergences et divergences, contribue à modeler le visage de l’organisation.
Et justement l’organisation, se survit et s’enrichit de cette diversité, à condition qu’elle l’intègre dans sa réflexion globale. Elle a tout à perdre lorsqu’elle rejette à la marge les voix qui empêchent de danser en rond
.
ouh là , grosse fatigue quand même, le ton sentencieux et austère de la chronique, je vais perdre les 245 lecteurs du 19 mars. En souhaitant que ceux que j’achète à coup d’argent de poche me resteront fidèles (j’augmente sans discuter…)
Et puis pour ne pas donner laisser l’impression que je parle dans le désert, un petit commentaire de soutien  serait assez bien venu. Bon, je dis ça, mais….

2 commentaires

  1. Luigi dit :

    Merci christine de toutes ses chronique
    Un camarade du 49

    Répondre
  2. Pascale dit :

    C’est où pour l’argent de poche ?

    Répondre

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