mardi 22 août 2017

MANIFESTATION : devant le COS ( collèges d’ostéopathie privés), lundi 3 décembre 2012

FacebookViadeoLinkedInGoogle+TwitterPartager
secteur_sup_ephc

Pour dénoncer des pressions sur les salariés, la souffrance au travail et les licenciements

Télécharger le tract

Fusions, acquisitions, liquidation des salariés gênants ou carrément des établissements défaillants, les écoles COS n’échappent pas au cynisme des fonds d’investissements ni les écoles de commerce de province jugées non rentables comme le groupe Wesford en Rhône-Alpes.

L’enseignement supérieur privé hors contrat : en ces temps de crise, une manne apparemment pour les fonds d’investissement,  dans le secteur de la santé surtout mais pas seulement…à condition de se débarrasser des gêneurs…

L’exemple de ce qui se passe actuellement aux COS, collèges d’ostéopathie privés, est édifiant :

!!!Un rapide historique de la situation :

HISTORIQUE COS : 1973- Eté 2012

Le COS a été créé en 1973, il porte alors le nom de CFO puis en 1979 celui d’institut William Garner Sutherland (IWGS) ; En 1994, le collège est repris par le Président actuel,  et prend définitivement le nom de Collège Ostéopathique Sutherland (COS). Il ne forme alors que des professionnels de santé en 5 ans sous forme de séminaires.

En 1996, création d’un enseignement en formation initiale en 5 ans ouvert aux bacheliers.

En 2001 devant le succès de sa pédagogie et l’intérêt pour cette profession émergente, le Président décide d’ouvrir 2 autres établissements, le 1er en 2001 à Nantes, le second en 2002 à Bordeaux. En parallèle,  ce dernier crée COS Développement pour gérer et administrer ses 3 établissements.

En 2007, les 3 établissements COS sont agréés par le Ministère de la Santé en formation initiale et professionnelle suite à la publication des décrets de mars.

En 2011, COS Strasbourg est ouvert en formation professionnelle et en 2012 en formation initiale.

En 2009, le groupe Octant Partenaires se rapproche du Président du COS. Ce dernier est alors actionnaire majoritaire, il a un associé dont il souhaite se séparer. Un audit financier, juridique, fiscal et social est alors mené par Octant et le rapport fin 2009 met en avant la bonne santé de l’entreprise.

En mars 2010, Octant Partenaires devient actionnaire majoritaire du groupe COS en rachetant les parts de l’associé et une partie de celles du Président qui devient alors actionnaire minoritaire.
Novétude Santé est créé par Octant fin 2010, cette structure regroupe toutes les écoles du pôle santé que le groupe Octant va racheter, écoles d’ostéopathie, prépas, BTS santé  et optique.

Les écoles d’ostéopathie, celles du COS, puis IPEO et Inso Aix sont regroupées dans Still Phi ; les écoles prépas, BTS santé  et optique, Ipesud, Objectif Concours, CCM, Sup exam, Cours esquirol… sont regroupés dans Hippocrate Phi.  Still Phi et Hippocrate Phi sont sous Novétude Santé. Le Président du Cos est alors toujours décisionnaire sur ses propres écoles et sur COS Développement.

En octobre 2011, COS développement fusionne avec Still Phi pour créer un groupement d’intérêt économique, le GIE Still Dev administré par un actionnaire du groupe Octant/Novétude Santé. Cos Développement n’existe alors plus et le GIE Still Dev pilote toutes les écoles d’ostéopathie, COS, Ipeo et Inso Aix. Le Président du COS tout en restant Président sur le papier perd alors tout pouvoir de décision et Novétude prend le pouvoir.
Dans le même temps le groupe Novétude a commencé à embaucher son propre personnel depuis mars 2011 et continue plus largement entre septembre 2011 et aujourd’hui.

Le groupe COS qui comptait un peu plus de 800 étudiants en 2007 en a, en mai 2012, plus de 1700.

Depuis Mai 2012, le groupe Novetude issu du fonds d’investissement Octant, dont un des dirigeants, Monsieur Zolade est une des plus grosses fortunes de France (classement Challenges) met en place une politique de renouvellement total des équipes. Une nouvelle directrice des Ecoles est nommée chargée d’œuvrer à ce renouvellement. Les méthodes : un management de pression, de culpabilisation, un harcèlement des anciennes équipes en responsabilité des écoles, ayant pour but de pousser les personnels à la démission, une souffrance au travail croissante : l’inspection du travail a été alertée, les risques psycho-sociaux sont au plus haut, les personnels tirent la sonnette d’alarme et demandent de l’aide…

Le groupe Novétude Santé licencie à coût zéro pour fautes graves une majorité d’anciens salariés du Cos et pousse au départ d’autres salariés du COS avec des ruptures conventionnelles au minima !

Car pour les fonds d’investissement qui se cachent derrière les Still PHI et les Hippocrate Phi ,filiales de Novétude, issu directement du groupe Octant, il s’agit de tirer un profit maximum de ce secteur juteux qui est celui de la santé : prépas privées pour les concours médicaux et paramédicaux : en rachetant ces structures privées issues d’un management « familial », il s’est agi de changer d’échelle et d’appliquer les méthodes de management par  pression sur les objectifs commerciaux afin d’augmenter toujours plus les dividendes des actionnaires : pour cela , il  leur faut écarter les anciens responsables et les remplacer par des exécutants aux ordres…mais pas de la qualité de l’enseignement dispensé et du  bien-être des étudiants qui deviennent seulement alors une source de rentabilité et de profit…

Dans d’autres secteurs que celui de la Santé,  un même processus se produit avec le rachat de « petites » écoles de commerce privées de province, le plus souvent. Un  fonds d’investissement anglais Duke Street Limited associé au groupe  Eduservices a  racheté les IPAC, écoles de commerce de la région Rhône Alpes ; Ce groupe Eduservices est aujourd’hui « propriétaire » d’Iscom, Esicad, Pigier, Ecole Tunon etc…

En Rhône Alpes, le groupe Wesford qui comprenait deux écoles de commerce à Lyon et Grenoble depuis 1987, a été racheté par Eduservices. Jugé non rentable, il n’est pas renfloué financièrement par ce groupe et contraint  à déposer le bilan. Cette école se trouve actuellement en sursis de liquidation judiciaire pour 6 mois, les étudiants qui ont payé jusqu’à 7 000 euros l’année ne sont même pas sûrs de voir leur année validée par un diplôme et ont manifesté devant leurs écoles.

Que dire aussi de la situation des enseignants et du personnel administratif de ces écoles ? Le tribunal des Prudhommes de Grenoble connait un nombre de contentieux très important de la part de salariés de ces écoles, qui devraient aujourd’hui appliquer la Convention Collective des Ecoles Hors Contrat, ce qui ne semble pas être le cas…
Un appel a même été lancé dans la presse locale appelant les pouvoirs publics locaux, la ville de Grenoble et la communauté d’agglo, la Metro,  à renflouer le navire en perdition !

Pendant que les fonds d’investissement font leurs petites affaires et sacrifient les « brebis galeuses «  sur l’autel de la rentabilité, on ose demander  un financement public pour colmater les brèches du navire qu’on ne veut pas sauver !

!!!Le SNPEFP-CGT, en charge des intérêts des travailleurs  de la profession, dénonce ces méthodes intolérables et se bat aux côtés des salariés.

Laisser un commentaire

Toute communication doit se faire dans le respect des personnes et conformément aux lois relatives à la presse (non diffamation, …) - Loi du 28 juillet 1881 sur la liberté de la presse, articles 29 à 35. Le modérateur pourra supprimer toute communication contraire à ces principes.

*

Réalisation Agence Web MEVIA