dimanche 19 nov. 2017

Educatel (CIED) : Grève à Educatel: Le bras de fer continue

FacebookViadeoLinkedInGoogle+TwitterPartager
secteur_ead_identifiant_site_grand_format

Depuis le 1er septembre la quasi-totalité du service commercial de Rouen est en grève (17 salariés sur 18, soit + de 94% de grévistes). Le SNPEFP-CGT prend activement part à ce mouvement et soutien les grévistes qui n’ont plus de salaire depuis plus d’un mois

De son côté, la direction, jusqu’à présent, refusait la moindre négociation.

Jusqu’à ce que les salariés avec l’appui de la CGT alertent le préfet et le Medef local, finalement bien obligés de faire entendre raison à cette direction peu scrupuleuse en matière de code du travail en acceptant la nomination d’un médiateur.

Les raisons de cette révolte :

A l’origine, les commerciaux rouennais, dénonçaient les objectifs irréalisables imposés par la direction. La commission n’étant touchée qu’à partir du moment où 70% des objectifs étaient atteints, – preuve que la direction elle-même- reconnaît implicitement l’impossibilité d’atteindre 100% des objectifs fixés -, les salariés doivent ainsi régulièrement dépasser allègrement et gracieusement les 35 heures de travail pour atteindre ce pourcentage.

Ces salariés se sont également aperçus au fil du conflit que leur direction bafouait totalement leur convention collective justement en termes salariaux. Rémunérés au statut d’employé et payés au SMIC, ces commerciaux, au titre de leur activité bien spécifique, auraient du l’être en qualité de techniciens. Soit la bagatelle d’un manque à gagner net par mois d’au moins 300 euros.

Ce que demandent les grévistes :

- Le respect de la convention collective en matière de salaire et de qualifications,

- La refonte totale du système d’objectifs qui aujourd’hui fait qu’il faut travailler entre 50 et 60 heures par semaine pour être payé finalement… au smic, soit aux alentours de 900 euros nets par mois ! Un véritable scandale, une exploitation digne d’un patronat du début du 19 ème siècle.

- L’ouverture d’un dialogue sur l’ensemble des questions posées : salaires, reconnaissance des qualifications, conditions de vie et de travail, respect des salariés, respect de la dignité humaine.

Sûrs de la légitimité de leurs revendications, les salariés sont déterminés à poursuivre.

Pour les aider financièrement, merci d’envoyer vos chèques au SNPEFP-CGT (en indiquant au dos soutien Educatel) et de les adresser à Montreuil case 544 – 263 rue de Paris – 93 515 Montreuil Cedex

Laisser un commentaire

Toute communication doit se faire dans le respect des personnes et conformément aux lois relatives à la presse (non diffamation, …) - Loi du 28 juillet 1881 sur la liberté de la presse, articles 29 à 35. Le modérateur pourra supprimer toute communication contraire à ces principes.

*

Réalisation Agence Web MEVIA